Publication dans le journal breton YA !

Vous pouvez retrouver ci-dessous l’article traduit en français :


En 1993 fut mis en place le commerce équitable. Concept permettant des relations respectueuses entre les habitants, consommateurs du nord et producteurs du sud. Ce mouvement a entraîné la création d’une association bretonne : “Bretagne CENS”.

Mais depuis la loi de 2014 permettant de s’approvisionner dans tous les pays de produits respectant les normes économiques, sociales et solidaires (ESS) les choses ont changé. Puisque les produits éligibles peuvent aussi venir des pays du Nord. L’association a pu s’adapter à la nouvelle donne sans changer son logo. Les deux dernières lettres devenant Nord / Sud.


A partir de 1945 avait débuté la réflexion sur le juste prix à payer aux producteurs du Sud

Relayé en Europe avec Artisans du Monde ainsi que Max Havelaar.

“Les producteurs étaient un peu plus cher mais cela en valait la peine car les choses étaient programmées pour durer, pérenniser un groupe afin d’assurer un meilleur revenu aux producteurs” précise Marcel Launay, membre de Bretagne CENS et qui a été le président et coordinateur pendant 20 ans.


Certification


Le 24 avril 2021, une nouvelle loi visant à préciser certains points et éclairer la notion et les principes du développement durable a été adoptée. Maintenant l’ensemble des repas servis dans les cantines scolaires doivent être composés de produits durables ou encore bio à hauteur de 50%. Aussi, les produits qui respectent les critères solidaires comme ceux avec Max Havelaar et de 7 autres labels peuvent être admis par les cuisiniers. “Sur le principe cela ne doit poser aucun problème, aucune difficulté, 81% de la production solidaire est certifiée bio.”

En 2021, plus de 2 milliards d’achats de produits bio, solidaires ont été validés dont 35% produits en France dit-il avant de donner d’autres chiffres. Plus de 500 marques respectent les normes du commerce équitable dans les autres pays. Plus de 2200 produits bénéficiaires du label, 14% étant des produits laitiers.


Regard sur les prix


Difficile d’imaginer que la crise économique aurait une influence sur le commerce solidaire. Alors que ce dernier se développe beaucoup. “Les gens ont compris que c’était le chemin à suivre. Les producteurs devront percevoir de bons revenus, si nous voulons continuer à acheter des produits de qualité. Le budget alimentaire d’une famille ne représente plus que 12 à 13% du budget global” Quand on met l’accent sur la baisse du bio il convient de préciser “une grosse chute du bio est à venir mais beaucoup moins sur le “trio” local. Dans l’esprit des consommateurs “produire local” l’emporte sur le “produire bio”

Pour Marcel Launay et ses amis, il faut avoir un comportement équilibré. Quel que soit le pays où est fabriqué l’aliment. Ils doivent continuer à convaincre et à faire passer leurs idées. Beaucoup d’efforts sont réalisés sur les échanges entre producteurs du Nord et du Sud.

Maintenant ils travaillent pour démontrer que les problèmes sont les mêmes partout. Quelque soit l’endroit, différents thèmes seront évoqués lors de la semaine de rencontre (La Quinzaine du Commerce Équitable) du 17 au 22 mai “Des valeurs qui nous rapprochent”.

Ils pourront alors, avec leurs expériences, leurs travaux, sensibiliser les plus jeunes, les groupes…


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